Comment influencer les autres à être votre ami ?

Intuitiv

Peu importe que nous nous le cachions ou non, nous avons tous besoin des autres. Dans notre vie perso ou pro de petites influences positives, peuvent nous être d’une utilité considérable. Alors savoir les influencer en sa faveur est une capacité plus que nécessaire.

Je vais partager avec vous deux techniques tirées du livre « ne coupez jamais la poire en deux » de Chris Voss, un expert négociateur qui a travaillé pour le FBI. Ces deux techniques sont au cœur de l’art de la persuasion, ce sont des piliers de la négociation. Consultez cet article et imprégnez ces infos dans votre comportement de tous les jours.

La mise en miroir

L’isopraxie est essentiellement de la copie. Nous nous efforçons de répéter les paroles et gestuelle de l’autre pour en soutirer des informations supplémentaires. À la base, c’est un neuro-comportement que nous et les autres animaux déployons pour nous rassurer. Nous faisons (inconsciemment). Afin de transmettre un message à l’autre, je suis comme toi, tu n’as rien à craindre, on se comprend.

Le faire sur commande n’est pas facile mais très efficace, la personne à beaucoup plus confiance et abaissera sa garde sans le savoir. Son inconscient va lui faire croire que vous êtes similaire, elle va immédiatement vous apprécier.

La technique du miroir est réellement l’une des plus utiles. Prenons un exemple tiré de notre ouvrage « coupé la poire en deux ». Il mettra en scène une étudiante de l’auteur qui va l’utiliser avec son patron, ce dernier a un tempérament plutôt impulsif.

  • «Je veux que vous me fassiez deux copies de chaque !
  • Pardon, deux copies de chaque ?
  • Oui, il me faut absolument deux copies, une pour moi et une pour le client.
  • Je suis désolé, vous dites que les clients demandent une copie physique ?
  • …. Oui, enfin, je ne suis pas sûr. Je vais vérifier avec les clients, en attendant, vous m’amènerez une copie de chaque, pour moi.
  • Une copie pour vous, où dois-je vous la laissez ?
  • N’importe où.
  • N’importe où vous dites ? Nous n’avons plus de place dans les offices.
  • Vous pouvez les mettre dans mon bureau, mais attendez que je vous les confirme.
  • C’est d’accord, merci.
  • … »

Plus tard, son patron lui envoya un mail où il la prévient de ne lui envoyer que deux sauvegardes numériques par mail. L’étudiante était sidérée que la technique du miroir fonctionne si bien.

Quelques conseils pour Influencer l’autre sans le braquer.

  • Utilisez les techniques que vous apprendrez le long de ces pages.
  • Ne vous attachez pas à vos suppositions, la négociation est un processus de découverte et non une bataille.
  • Reportez votre attention uniquement sur l’autre personne. Souvenez-vous que l’écoute est une partie essentielle pour le déroulement d’une négociation. Captez les besoins de l’interlocuteur.
  • Ralentissez. En essayant d’aller trop vite vous en oubliez l’autre et vous ne l’écoutez plus.
  • Souriez ! Un esprit positif est beaucoup plus rapide et agile. Alors garder le sourire, de plus cela mettra à l’aide l’autre et rendra la négociation beaucoup plus plaisante.

Les trois intonations.

  • Une voix calme posée et rassurante. Convenablement utilisée, elle créera une aura d’autorité et de confiance sans mettre l’autre sur la défensive.
  • Une voix positive et enjouée. Elle devra être votre voix par défauts. Votre attitude sera décontractée et légère. La clé est d’accompagner vos paroles d’un sourire.
  • La voix directe ou assurée. Elle est rarement utilisée, car elle causera dans beaucoup de cas des problèmes et un rejet.

L’étiquetage

Avec l’empathie tactique, vous identifiez les sentiments de l’autre et ensuite mettez des mots dessus. Avec l’étiquetage, vous les confirmez en renvoyant leurs émotions.

Prenons un exemple du livre, Lors d’une prise d’otages trois fugitifs restaient cloîtré dans un appartement qui se trouvait au 27e étage d’un immeuble. L’équipe de négociateur était dans un fin couloir qui se trouvait devant la porte de sortie. Ils ont à tour de rôle, afin d’éviter les hésitations verbales ou la fatigue, répétez les mêmes paroles aux trois criminels.

 « On dirait que vous n’avez pas envie de sortir. Il semble que ce qui vous inquiète, c’est que l’on tire dans tous les sens dès que vous ouvrirez la porte. On dirait que vous n’avez pas envie de retourner en prisons. »

Ils se trouvent qu’après quelques heures quand ils sont sortis. Les trois hommes ont avoué, qu’ils avaient quitté l’appartement. Après qu’ils aient pris conscience de leurs peur de se faire tirer dessus et de retourner en prisons. Mais ils savaient être coincés et n’avoir aucune échappatoire. Alors ils ont accepté leurs sorts. Tout cela, car ils avaient compris que le message des négociateurs reflétant leur prétendue peur était vrai.

Notez qu’à deux reprises les négociateurs, on répété les mots « On dirait ».Car affirmer les émotions de l’opposant sans omettre une possible erreur. Risquerait de mettre la personne en colère, et qu’elle s’enferme dans un déni. Gardez une part de contraste dans votre parole. Rappelez-vous que c’est une discussion ouverte et non une joute verbale.

Vous pouvez également utiliser les mots :

  • Il semble que…
  • On a l’impression que…

Éviter le « je ». Cela indique que vous vous donnez plus d’importance qu’à l’autre. Et accessoirement vous prenez un risque inutile si la personne en face s’indigne, vous serez le responsable. Alors qu’avec un « on » est une hypothèse, il ne vise et n’attaque personne.

Vous pouvez penser que dans tous les cas si vous « étiquetez » les sentiments de votre opposant, il se vexera. Mais suit subtilement le processus de l’empathie tactique. Vous passez en zone d’ombre, la personne ne vous remarque pas, tout paraît très naturel et paisible. Si la personne n’est pas en phase avec vos propos. Vous pouvez toujours lui dire quelque chose comme : je n’ai pas affirmé que c’était le cas, juste relevée que ça y ressemblait.

J’espère que ces infos vont vous aider, merci d’avoir pris le temps de les lire.

Nara.